Solstice d’Hiver : Le retour à la lumière, un chemin vers soi

Hello ! C’est le jour j ..

Noooooon, pas la Noël,

le solstice d’hiver !

Ce solstice, c’est bien plus qu’une simple date sur le calendrier.

C’est le moment où la nuit est la plus longue de l’année.

Astronomiquement, il marque la fin de la course descendante du soleil et le début de sa lente remontée. C’est un point de bascule, une étape importante dans le rythme des saisons qui symbolise à la fois une fin et une promesse de renouveau.

Depuis des millénaires, l’être humain a ressenti le besoin d’honorer ce moment où l'obscurité semble triompher, pour mieux appeler le retour du soleil. Par exemple,

  • La Sainte-Lucie (13 décembre) : Très fêtée dans les pays scandinaves, elle tire son nom du latin Lux (lumière). La tradition veut qu'une jeune fille portant une couronne de bougies apporte la clarté dans la nuit. La lumière de Lucie symbolise la victoire de la lumière sur l’obscurité. C’est un message d'espoir qui nous rappelle que même au cœur de la nuit, la lumière persiste.

  • Yule et la renaissance solaire : Bien avant nos traditions modernes, les peuples païens célébraient "Yule". On brûlait une immense bûche pour symboliser le retour du feu sacré. C’était un temps de pause et de foi absolue en la vie qui, bien que cachée, continue de vibrer sous la terre gelée ou à tout le moins endormie, vu nos températures douces !

Si on aborde maintenant une dimension plus spirituelle, le solstice d’hiver serait un véritable portail énergétique. Il nous offre l'opportunité de ralentir le rythme fou de nos vies pour nous reconnecter à l'essentiel.

C’est donc une invitation à l’introspection.

Dans le silence de la nuit la plus longue, on peut enfin entendre notre voix intérieure et apaiser notre esprit.

Spirituellement, c'est le moment du lâcher-prise : c'est le temps d'abandonner ce qui freine notre croissance pour préparer notre nouveau cycle, comme la graine enfuie dans le sol qui se prépare au printemps.

Ce passage par l'obscurité est nécessaire pour renaître, plus fort, vers la lumière et la croissance.

Cette étape du rythme des saisons est donc porteuse d'espoir et de renouveau. Pourtant, cette période est aussi souvent synonyme de baisse de motivation, de fatigue, voire d'un "blues hivernal".

Si tu as envie de rester sous la couette et que tu ressens une forme de « bof-attitude » ou en meilleur français, de lassitude, sache que ce n'est pas "dans ta tête" : c'est une réponse naturelle de ton corps au manque de lumière.

Je ne sais pas toi, mais pour moi, ces journées plus courtes peuvent accentuer une sensation de froid, de morosité et de "vide intérieur".

En fait, tout se joue dans la chimie de notre cerveau, principalement autour de 2 hormones clés dont la régulation est perturbée par l'obscurité :

  • La sérotonine : souvent appelée l’ « hormone de la bonne humeur », c'est elle qui régule notamment ton enthousiasme et ta sérénité.

    Sa production est directement stimulée par l’exposition de la rétine à la lumière vive du jour. L’équation est simple :

    Moins de lumière = moins de sérotonine.

    C’est donc un facteur important de la dépression saisonnière (aussi appelée TAS : Trouble Affectif Saisonnier…hummm Affectif…çà exprime tellement bien le ressenti de « vide intérieur »).

  • La mélatonine : celle-là est appelée l’ « hormone du sommeil ».

    En hiver, l'obscurité prolongée peut perturber son cycle. Le corps en produit parfois trop durant la journée, ce qui explique cette sensation de "brouillard mental" et de fatigue persistante qui pèse sur nous et sur notre motivation, même après une nuit de sommeil.

Petite info : À l'extérieur, même par temps gris, l'intensité lumineuse est d'environ 1 000 à 2 000 lux. Dans un bureau bien éclairé, elle dépasse rarement les 500 lux. Ton cerveau fait donc la différence ! Il est en manque !!!!

Alors, tu t’installes près d’une fenêtre, au chaud, dans ton chez toi pour compenser. Et tu penses être bien exposé derrière ta fenêtre.

Pas vraiment !

Le verre filtre une grande partie du spectre lumineux nécessaire pour stimuler efficacement tes récepteurs circadiens. Pas de chance !

Donc, pour "recaler" ton horloge interne et signaler à ton corps que le jour est bel et bien levé, c’est vers l’extérieur qu’il faut se tourner. Même 15 à 30 minutes de marche le matin, idéalement sans lunettes de soleil (pas très dur en Belgique !), permettent d'envoyer le signal de "réveil" à ton cerveau et de stopper la production de mélatonine diurne et relancer ton énergie.

Alors, pour soutenir ton corps et ton moral durant cette période de transition, voici quelques conseils simples :

  1. - La marche du matin : sortir au moins 20 minutes avant midi pour capter les fréquences bleues de la lumière naturelle, c’est un super moyen de recalibrer ton horloge interne.

  2. - La luminothérapie : si tu ne peux pas sortir ou si cela ne te suffit pas, l'utilisation d'une lampe de luminothérapie (10 000 lux) pendant 20 à 30 minutes au petit-déjeuner est considérée comme efficace sur la dépression saisonnière (validé par de nombreuses études cliniques).

  1. - L'alimentation "solaire" : mise sur le magnésium et le tryptophane (produits d'origine animale et végétale comme légumineuses, graines, oléagineux, bananes, noix, chocolat noir) pour soutenir ton système nerveux, sans oublier une supplémentation en Vitamine D, ton "soleil en goutte" indispensable en cette saison.

Le solstice d’hiver, outre une étape astronomique, c’est aussi une invitation à ralentir, à se recentrer et à cultiver sa propre lumière intérieure.

En comprenant tes besoins biologiques et en acceptant ce rythme naturel, tu peux transformer cette période de repli en un véritable ressourcement, prêt.e à accueillir le retour progressif du soleil.

Belles fêtes de Noël !

Ne manque pas les dernières infos du blog

Copyright © Etre en chemins - Nathalie Renvillard :

Le contenu de ce site est la propriété intellectuelle de Nathalie Renvillard Toute reproduction totale ou partielle est interdite sans autorisation écrite de l'auteur.